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Histoire


Le bassin du Tchad fut dans l’antiquité le berceau d’une série de civilisations africaines importantes. Dès le XIe siècle, la présence de l’Islam favorisa la formation de structures stables très organisées qui allaient différencier cette région  d’un sud peuplé d’innombrables peuples bantous qui, en dépit des relations historiques et culturelles les unissant, ne parvinrent jamais à créer de vastes structures politiques. Tel est le Cameroun qu’allaient rencontrer les colonisateurs à partir du XVe siècle.

Si la présence européenne date du XVe siècle, comme dans la plus grande partie du continent, durant des siècles, elle n’alla pas plus loin que l’établissement de quelques points commerciaux sur la côte. Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que les Européens envisagent l’occupation des terres de l’intérieur du continent et le début de la domination des peuples autochtones.

En 1884, le Cameroun était annexé par l’Allemagne et commençait alors véritablement l’époque coloniale. Le Cameroun, comme la plupart des pays africains, fut dessiné depuis Berlin, Londres ou Paris, où furent tracées les lignes arbitraires qui donneraient lieu aux pays actuels du continent africain et qui n’ont que peu ou rien à voir avec les divisions géographiques, culturelles ou politiques existant avant l’époque du colonialisme européen.





C’est à partir de cette époque que le Cameroun commence à être visité par des missionnaires catholiques, baptistes, presbytériens, etc., qui sont à l’origine de l’introduction de la culture européenne.
Après la Première Guerre mondiale, les territoires allemands en Afrique furent donnés en prix aux vainqueurs du conflit et le Cameroun fut réparti entre Français et Anglais, les premiers gardant les territoires limitrophes du Nigeria et les autres, le reste.

Une figure notable de cette époque fut Njoya, le fon de Bamum. Combinaison étrange d’érudit et de leader naturel, Njoya avait développé son propre système d’écriture, avec lequel il écrivit l’histoire de son pays ainsi que des traités d’agriculture et des méthodes d’enseignement pour ses sujets. Il essaya d’unir christianisme et islam dans une nouvelle religion syncrétique et il entretenait une correspondance avec les leaders politiques des pays les plus divers.

Ces activités furent considérées comme une menace par le gouvernement colonial français et Njoya fut obligé d’abdiquer et mourut en exil.ès la Seconde Guerre mondiale, commence un rapide processus de décolonisation de l’Afrique et en 1960, le Cameroun obtient son indépendance.

Mais auparavant, l’Angleterre propose une consultation des habitants de la région du Cameroun occupée par la couronne anglaise, un référendum en vue de décider s’ils désirent faire partie du nouvel Etat ou s’ils préfèrent s’unir au voisin nigérian. A l’issue de cette consultation, les régions du nord furent intégrées au territoire du Nigeria et la région côtière du sud fit partie du nouvel Etat de la Confédération du Cameroun qui accorda une relative autonomie aux régions anglophone et francophone.



En 1972, la Confédération du Cameroun fut remplacée par une République Unie du Cameroun. L’unification eut des effets négatifs sur certaines régions et institutions. Ainsi, les régions anglophones, minoritaires du point de vue démographique, virent comment le pouvoir politique, en se centralisant, retombait majoritairement dans les mains de personnes d’ascendance francophone. Ils considéraient par conséquent que leurs intérêts ne se trouvaient pas dûment représentés.

D’autre part, la nouvelle constitution, plus centraliste que celle de la Confédération, mettait fin aux pouvoirs politiques et administratifs des autorités traditionnelles.

A partir de l’accession au pouvoir du président Paul Biya qui remplaça le premier Président, Ahidjo, les révoltes continuelles qui s’étendirent dans l’ensemble du pays amenèrent le gouvernement à négocier une nouvelle constitution qui rétablissait en partie l’autonomie administrative régionale existant aux temps de la Confédération du Cameroun.

èmes dans l’administration des affaires intérieures du pays sont un des héritages de l’époque coloniale. Le conflit entre anglophones et francophones en est un exemple évident. Plus subtile est l’exploitation économique continue du Cameroun par ses anciens maîtres coloniaux, laquelle a freiné le développement industriel et commercial du Cameroun.

casa  La population et la culture du Cameroun


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Groupes ethniques
Le peuple camerounais est actuellement composé de plus de 230 ethnies, déterminées selon le critère des dialectes et constituant un ensemble bigarré de races, de cultures et autant de manières d’interpréter le monde. Les cinq principaux groupes sont les suivants:


  • les bantous, établis au sud, sur le littoral, au sud-est, au centre et au sud-ouest, dont les groupes linguistiques sont le beti, le bassa, le douala, le yambassa, le maka, le kaka, le bakweri, le bali, etc.

  • les semi-bantous, établis dans les provinces de l’ouest et du nord-ouest, dont les groupes linguistiques sont le bamileké, le bamum, le tikar, le bali, etc.

  • les Soudanais, installés dans les provinces d’Adamaoua, du nord et de l’extrême nord et dont les groupes linguistiques sont le mundang, le tupuri, le kotoko, le kapsiki, le mandara, le haoussa, le matakam, le bornuam, le massa, etc.;

  • les peuls, établis dans les mêmes provinces que les Soudanais;

  • les arabes choa, qui peuplent le bassin du Tchad.

Les groupes culturels les plus anciens du territoire que nous connaissons aujourd’hui comme le Cameroun sont ceux que l’on appelle les pygmées, formés par les baka, les bakola de l’est et du sud et les bagieli et des bedzam de la plaine du Tikar. Ils sont estimés à quelque 50.000 personnes.

Au cours des siècles, différents peuples sont arrivés de façon progressive au Cameroun, repoussant les premiers habitants vers les zones les plus éloignées  et les plus inaccessibles du territoire. Les groupes les plus importants étaient les éleveurs nomades musulmans peuls ou foulani qui arrivèrent par le nord et les peuples de langue bantoue qui parvinrent au Cameroun depuis le sud, de la région du fleuve Congo.

L’exemple de ce creuset de races différentes nous est offert par la région ouest du Cameroun, aussi connue sous le nom de « Grasslands ». Cette zone du pays est habitée par des groupes semi bantous, c’est-à-dire un mélange de peuples aborigènes soudanais et d’ethnies bantoues du sud. Un autre cas est celui des foulani « urbains », qui, après avoir abandonné leur vie d’éleveurs nomades se seraient établis dans des noyaux urbains, en se mélangeant aux peuples soudanais qui y résidaient déjà.

En dépit de la prégnance de valeurs héritées du colonialisme européen, telles que la religion chrétienne, les tenues vestimentaires et l’économie capitaliste, le peuple camerounais reste en grande partie attaché aux valeurs traditionnelles, comme celle de la “grande famille” et les croyances animistes. Mais si l’on veut identifier certains des peuples les plus traditionnels du Cameroun qui se sont maintenus à l’écart des grandes influences du monde moderne, trois d’entre eux sont à signaler:


    Les Pygmées Baka
    Les gens qui vivent dans la jungle tropicale entretiennent diverses relations avec la nature mystérieuse et indomptable de celle-ci. Pour certains, c’est un monde obscur, d’un équilibre écologique fragile, qui doit être respecté et vénéré; pour d’autres, elle offre la possibilité d’être défrichée et cultivée; et d’autres prétendent la tailler et la détruire.

    Parmi ceux qui vivent en harmonie avec la forêt figurent les baka du sud-est camerounais, qui, en raison de leur petite taille, reçoivent le nom de pygmées. Ils continuent de vivre une existence nomade, basée sur la chasse et la cueillette la plus grande partie de l’année et vivent le reste du temps dans des campements semi permanents avec leurs voisins bantous, des villageois agriculteurs.

    En échange de bananes, de macabe et de manioc que leur donnent les bantous (des aliments non essentiels mais très appréciés), les bakas leur offrent la viande et le miel qu’ils obtiennent de la forêt. En outre, ils les aident dans leur lutte quotidienne contre cette dernière, qui est pour eux un ennemi terrible et d’une grande rapidité qui menace constamment d’envahir leurs cultures.

    C’est justement ce travail répétitif visant à combattre l’accroissement quotidien de la forêt qui freine l’efficacité de l’activité agricole des bakas.

    Leur philosophie est celle du bénéfice immédiat basé sur la chance, la connaissance de la forêt, et une grande habileté. Le corps peint d’une substance rouge appelée ngélé, obtenue d’un arbre (Pterocarpus soyauxii), ils chassent des animaux allant des petites antilopes jusqu’aux animaux de grande taille tels les éléphants, les cochons sauvages ou les gorilles. Leur économie est basée sur des articles qui peuvent être obtenus, fabriqués et jetés instantanément.

    Les instruments musicaux, les cordes, les récipients servant à recueillir des fruits et du miel, les matériaux pour leurs huttes et les médicaments sont tirés de l’environnement.

    Aujourd’hui, en raison de l’exploitation des forêts et des processus de sédentarisation forcée voulue par l’Etat, les baka, comme autant d’autres groupes de chasseurs-cueilleurs du monde, sont confrontés à de profonds changements dans leur mode de vie traditionnel. Ceux qui désirent découvrir cette culture devront s’introduire dans la jungle épaisse du sud-est du Cameroun où vivent les dernières familles nomades de pygmées baka.

    Les Foulani éleveurs ou Mbororos

    Quelques groupes foulani du Nord du Cameroun restent accrochés avec orgueil à leur mode de vie ancestral. Bien que la plus grande partie du peuple Foulani ou peul se soit peu à peu établi de façon permanente en villages et villes, quelques centaines d’entre eux continuent d’accompagner leurs troupeaux bovins et caprins à travers les vallées et les montagnes du pays.

    A la différence des foulani sédentaires, les nomades, ou mbororos, n’accordent pas beaucoup d’importance à la religion ni au pouvoir. Ils se limitent à payer des impôts aux propriétaires des terres où ils font paître leurs animaux et à vendre des produits laitiers sur les marchés hebdomadaires.

    Une autre de leurs caractéristiques est leur refus de se marier avec d’autres races pour ne pas perdre leur pureté de sang ni leurs caractéristiques physiques. La plupart des Mbororos son grands et effilés, à la peau claire, au nez aquilin et aux cheveux frisés. Ils passent en général de nombreuses heures à soigner leur aspect physique: des tresses complexes et des scarifications faciales chez les femmes comme chez les hommes.

    Les Mboros maintenant un mode de vie nomade, il n’est pas facile de trouver un de leurs campements aux tentes semi sphériques.

    La meilleure stratégie consiste à trouver un groupe de femmes sur un des marchés ruraux organisés de façon hebdomadaire dans le nord et de les suivre jusqu’à leur campement. Une fois là-bas, on saluera le jahoro, ou chef de clan,  pour pouvoir jeter un coup d’oeil à l’intéressante et “éphémère” architecture de ce peuple libre.


    Les Koma
    Les montagnes et les terres hautes accidentées qui s’étendent de façon irrégulière du sud de la grande courbe du fleuve Niger jusqu’aux montagnes situées entre le Nil bleu et le Nil blanc, au Soudan, abritent plusieurs groupes ethniques distincts. Ces peuples ont peu de choses en commun, si ce n’est qu’ils se sont tous réfugiés dans ces montagnes et terres hautes pour se protéger des nations et états puissants de la région boisée du sud et des états islamiques des terres basses voisines et du nord. C’est le cas des Koma, dont le nom signifie “peuple perdu” en langue kanuri.


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Ce peuple d’agriculteurs se réfugia dans les Monts Alantika (à la frontière nord  entre le Cameroun et le Nigeria) pour échapper à l’esclavage et à l’islamisation forcée par des envahisseurs musulmans (éleveurs). Dans leurs petits villages dissimulés entre les roches granitiques des Monts Alantika, les Koma ont pu conserver leurs croyances animistes basées sur le culte des ancêtres, leurs danses et leur aliment le plus précieux: la bière de mil ou  ‘bil-bil’.

Au début du nouveau millénaire, ce peuple reste attaché à son isolement géographique. Il se peut que les dangers qui le menaçaient autrefois dans les Terres basses aient disparu, mais d’autres sont apparus.

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Un tourisme croissant venant visiter une des dernières frontières d’Afrique contemporaine, des missionnaires avec des consignes bien précises destinées à ce peuple païen et les volontés de l’administration, pas toujours malintentionnées : écoles, dispensaires… des changements radicaux pour un peuple décidé à ne pas prendre le train de ce qu’on appelle le progrès.

casa  Religión

La proportion est d’environ un musulman pour deux chrétiens et les croyances animistes traditionnelles sont très étendues dans tout le pays, souvent en parallèle avec la religion officielle. La cosmologie du peuple camerounais continue de tourner autour du monde de la magie et de la spiritualité. Preuve en est la pratique très étendue de la sorcellerie, aussi bien dans le milieu rural que dans le milieu urbain.

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Sorcellerie et magie
Il convient de distinguer la sorcellerie de la magie. Lorsque l’on parle de sorcellerie, on parle de certains pouvoirs maléfiques de caractère héréditaire que possèdent certaines personnes, parfois même sans le savoir, et qui peuvent nuire à des personnes ou à leurs biens.

En revanche, on parle de magie en se référant aux techniques acquises par une personne pour agir sur la nature, en général pour obtenir la guérison de personnes malades, garantir une bonne récolte, trouver des défenses contre certains dangers, etc. En ce sens, la magie est parfois intimement liée à la médecine et à la divination. Et tous ces concepts, à leur tour, ont un rapport étroit avec la religion et la mythologie.

La sorcellerie, un phénomène présent dans le monde entier, consiste dans le fait que certaines personnes, en particulier des femmes, ont la faculté inconsciente de séparer leur esprit de leur corps, pour agir en toute indépendance en utilisant comme véhicule d’autres corps ou d’autres objets afin de se matérialiser et mener leurs objectifs à terme.

Cette séparation se produit généralement pendant leur sommeil et ce pouvoir est en général utilisé pour nuire à des personnes, à des biens de la famille ou de la communauté.

Le sorcier ou la sorcière n’est pas conscient de ce qu’il ou elle fait et ne se souvient absolument pas de ce que son esprit a réalisé pendant que son corps était endormi. Il agit en général à l’encontre de personnes de son entourage, en particulier des membres de sa propre famille.

Leurs manifestations, toujours néfastes, sont de nature très diverse: elles peuvent provoquer des maladies, faire qu’une personne se comporte de façon anormale, qu’elle devienne alcoolique, stérile ou impuissante… Mais les sorciers peuvent aussi agir sur la nature en provoquant toute sorte de changements climatiques catastrophiques ainsi que des changements affectant les objets. De façon générale, on peut dire qu’ils sont habituellement responsables de tous les événements non compréhensibles.

A titre d’exemple, s’il arrive un jour que la “maison de la parole” d’un village s’effondre dans la journée alors que certaines personnes se trouvaient à l’intérieur et que l’accident provoque un malheur affectant un personne en particulier, cela doit s’expliquer par le fait que l’accident a été provoqué par un sorcier ou une sorcière. Dans le village, tout le monde est bien conscient que les constructions se détériorent progressivement et qu’elles peuvent finir par s’effondrer si l’on ne procède pas aux réparations opportunes.

Pourtant, le fait extraordinaire est que la catastrophe en question se soit produite à un moment particulier où certaines personnes se trouvaient à l’intérieur de l’édifice. Et si durant les 24 heures d’une journée et les 365 jours que compte l’année, les périodes de temps où la maison de la parole est vide sont plus nombreux que les autres, pourquoi celle-ci s’effondre-t-elle au jour et à l’heure précis où ces personnes s’y trouvaient ? Il n’est ni logique ni normal qu’un accident de cette nature se produise; l’explication est donc qu’une force extraordinaire a provoqué ce malheur et cette étrange coïncidence.

Les sorciers et sorcières les plus dangereux sont ceux qui ont acquis leur pouvoir avant leur naissance et naissent “mauvais”. Ce pouvoir est généralement de caractère héréditaire, de sorte qu’il apparaît parfois de façon récurrente dans certaines familles.

Les sorciers agissent de nuit, se transformant en oiseaux nocturnes comme chez les Sagala de Tanzanie pour pouvoir se déplacer ; en objets tels des arbres (comme chez les Kongo) qui apparaissent le jour suivant à un endroit différent ; en boules de feu, comme chez les Hanga du Ghana. Ils s’acharnent souvent sur un parent, un enfant par exemple, à qui ils volent sa force vitale pendant la nuit et après l’avoir vidé de son énergie durant plusieurs nuits, finissent par le rendre malade et même à le faire périr.

Il n’est pas facile de découvrir un sorcier ou une sorcière bien que certains symptômes puissent faire porter les soupçons sur certaines personnes. Des symptômes tels qu’une toison au menton des femmes, des yeux anormalement rouges, le bégaiement, un caractère revêche ou une cupidité démesurée.

Dans presque tous les villages où l’on croit en l’existence de sorciers, il se trouve en général des personnes ou des groupes de personnes dont la spécialité est de les découvrir. Normalement, lorsqu’une personne commence à souffrir d’une maladie étrange ou qu’il lui arrive une série de malheurs soudains, elle recourt à la divination ou à la magie pour résoudre le problème dont on pense qu’il peut être dû à l’influence d’un sorcier ou d’une sorcière proches.

Une fois découvert un sorcier ou une sorcière, les conséquences varient dans chaque zone : le sorcier ou la sorcière peut être condamné à l’ostracisme social comme chez les Azanda ou être traité par un spécialiste, comme chez les Ewe, qui, au moyen de certaines techniques et de nombreuses sessions de traitement psychologique et magique, peut réussir à extraire de leur corps cette force spirituelle qui les condamne à provoquer le mal dans leur entourage.


casa  Les langues du Cameroun


Si le français et l’anglais sont les seules langues officielles du Cameroun, le voyageur apprend vite que le Cameroun est un des pays ayant la plus grande diversité linguistique de la planète, avec plus de 264 langues parlées.

Les vastes zones montagneuses qui séparent le Cameroun du Nigeria sont connues par les ethnologues comme des “îles linguistiques”. Ces territoires, souvent de dimension inférieure à l’île d’Ibiza, abritent un riche patrimoine culturel et linguistique qui se trouve menacé par les projets de scolarisation massive du gouvernement central et des ONG.

Cela est dû au fait que le Cameroun ne reconnaît que les langues héritées du colonialisme (le français et l’anglais) comme langues de prestige, celles que les enfants apprennent à l’école et qu’il relègue les langues africaines à la sphère domestique.

Aujourd’hui, la plus grande partie de la population de moins de 35 ans est polyglotte, parlant chez elle et dans la rue plusieurs langues africaines, dominant à la perfection le français et s’exprimant correctement en anglais. Dans les régions frontalières de Guinée Equatoriale, beaucoup d’hommes parlent généralement l’espagnol avec fluidité.

Pour communiquer avec la population camerounaise, il est nécessaire de connaître le français car il est parlé dans l’ensemble du pays, alors que l’anglais n’est pratiqué que dans l’ouest, par une grande partie de la population jeune et scolarisée.



casa  Gouvernement et politique



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Le président Paul Biya


Le pays est gouverné depuis 1982 par Paul Biya, de l’Alliance populaire   démocratique (APDC). L’APDC obtint aussi le contrôle du Parlement en 1992 et Biya fut réélu cette année-là ainsi qu’en 1997. Le groupe d’opposition principal, le Front social-démocrate a contesté le résultat de ces élections. En 1997, son candidat, John Ndi, a refusé de reconnaître la victoire de Biya.



casa  L’économie du Cameroun


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Le Cameroun jouissait d’une des économies les plus riches de l’Afrique subsaharienne, mais à la suite de la dévaluation de l’année 1994, celle-ci s’effondra alors que la valeur de la monnaie (le franc CFA) diminuait de moitié. Cependant, sa richesse en pétrole et des conditions agricoles favorables lui offrent de grandes perspectives de croissance. Son produit intérieur brut (PIB) est de 43 milliards 196 millions de dollars US.

 

Agriculture
Ses principaux produits agricoles sont le cacao, le café, la banane, l’huile de palme et le caoutchouc. On peut dire globalement que le Cameroun est autosuffisant du point de vue alimentaire.

Ses richesses naturelles sont le pétrole, la bauxite, le fer, le bois et l’énergie hydraulique. L’industrie hydroélectrique couvre les besoins du pays. De grandes plantations européennes furent installées au début du siècle sur de riches terres volcaniques proches du Mont Cameroun pour cultiver les bananes, le cacao, le café et les palmiers. Ces régions ont servi de modèle aux grandes compagnies nationales appelées agro-industrielles.

Le Cameroun produit deux types de cafés: le robusta, cultivé dans les provinces de l’est, et l’arabica, cultivé en altitude sur les plateaux de l’ouest.  La culture du coton prédomine dans le nord et le riz (en culture irriguée) au nord et à l’ouest.

L’élevage occupe une place importante dans l’économie camerounaise. A l’origine, il n’était que l’affaire des Peuls qui le pratiquaient dans la zone de l’Adamaoua et le nord-ouest.
Le pétrole’exploitation des hydrocarbures a commencé en 1978. Si le Cameroun est bel et bien parvenu à être un grand pays exportateur de pétrole, ses réserves se sont  progressivement réduites. En revanche des gisements de gaz ont été identifiés sur la côte, mais leur exploitation ne s’avère pas facile.


Le pétrole
L’exploitation des hydrocarbures a commencé en 1978. Si le Cameroun est bel et bien parvenu à être un grand pays exportateur de pétrole, ses réserves se sont  progressivement réduites. En revanche des gisements de gaz ont été identifiés sur la côte, mais leur exploitation ne s’avère pas facile.

 

L’industrie
Les industries ne sont pas nombreuses au Cameroun. Mais le pays possède cependant les activités suivantes:

  • la transformation des produits agricoles: traitement du coton, rizières, manufactures de café.

  • la filature et le tissage du coton, le raffinage du sucre (Mbandjok), la fabrication de l’huile de palme (au sud-ouest et sur le littoral) et celle du latex, qui sont les plus importantes.

  • l’industrie du bois à Mbalmayo et à Belabo. Les exportations les plus précieuses du Cameroun sont l’ébène, l’acajou et le teck.

  • la production d’aluminium, avec une usine importante située près du barrage d’Edea.

  • la brasserie, toujours en activité.


Certaines industries se sont installées au Cameroun après l’indépendance.


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ÀFRICA-EduSa · 2008